LE PARCOURS DE GUERRE D’ALEXIS THOMAS

 

Papa 04

 

Alexis THOMAS, né le 11 avril 1896, est incorporé le 10 avril 1915 au 125 R.I à Poitiers.

Après sa préparation militaire, il est affecté au 114 R.I et rejoint Mirecourt dans les Vosges pour compléter sa formation dans l’arrière front.

Avec le 114 R.I, il a son baptême du feu sur la Cote 304 à l’Ouest de Verdun où, du 6 au 13 mai 1916, il connaît, à 20 ans, l’enfer dans des combats terribles.

Le 26 mai 1916, il est transféré sur le front de Souain- Suippes en Champagne dans un secteur très calme.

Fin septembre 1916, après une période d’instruction au Camp de Mailly, il quitte le 114 R.I pour être affecté au 174 R.I qu’il rejoint dans la région de Nancy et l’Est de Pont à Mousson. Secteur très calme où il occupera principalement son temps à des travaux forestiers et logistiques.

Fin avril 1917, le 174 R.I est transféré sur le Chemin des Dames. Alexis Thomas participe aux combats très violents au Bois de Séchamp et Bois du Seigneur dans le secteur de Cormicy. Il sera blessé par un éclat d’obus au mollet et, refusant d’être évacué, il sera soigné par ses camarades dans des conditions précaires.

Puis, il reste, avec le 174 R.I, à l’arrière front en se déplaçant fréquemment dans la région entre Reims, Château-Thierry et Soissons jusqu’au 5 décembre 1917 où il est transféré vers le Col du Bonhomme dans les Vosges. Il vit l’hiver 1917 dans des conditions de vie épouvantables et stressantes (proximité des tranchées).

Fin mai 1918, le 174 R.I est transféré dans le secteur de Château-Thierry et Belleau pour participe à la contre offensive victorieuse de la Marne du 18 au 27 juillet 1918.

Il est transféré, début août, en Champagne, près de Souain où il participe à la grande offensive de Gouraud du 26 septembre au 6 octobre 1918.

Pendant ces offensives, il occupe un poste d’observateur en premières lignes qui lui vaudra deux citations.

Alexis Thomas terminera la guerre dans les combats de poursuite de l’ennemi entre le Nord de Reims et Rethel.

Après l’armistice, le 174 R.I se déplace fréquemment dans des cantonnements dans la région du Sud de Reims et Château Thierry jusqu’au 11 janvier 1919 avant d’être déplacé à Rambertvilliers au Nord d’Epinal.

Il rejoint la nouvelle frontière avec l’Allemagne à Wissembourg dans une marche interminable dans des conditions hivernales extrêmes (neige, froid glacial) ; il aura une oreille gelée.

Après un court emploi de garde frontière, il quitte définitivement le 174 R.I et est affecté dans un Escadron du Train et occupe l’Allemagne vers Mayence jusqu’à sa libération le 20 septembre 1919.

 

Alexis THOMAS est décoré de la Médaille Militaire. Il refusera, pour des raisons personnelles, la Légion d’Honneur à titre militaire, à deux reprises.

Pendant sa vie, Alexis THOMAS a beaucoup raconté ses faits de guerre et a toujours évoqué ses heures de gloire au 174 R.I avec beaucoup de fierté. Son engagement pour la patrie s’est prolongé dans la vie par des activités d’engagement au service des autres.

Il est mort début 1992 à l’aube de ses 96 ans.