Les tanks pris à partie par l'artillerie ennemie, ne peuvent dépasser le bois du COUPERET, pour éviter des pertes inutiles. Le Lieutenant-Colonel, après reconnaissance minutieuse du terrain et entente du Capitaine FRENOT, monte une attaque brusquée, après une préparation courte et violente d'artillerie. Cette attaque se déclanche à 11h30. Le Capitaine BRILLAUET court littéralement après les obus, il pénètre à la tete de sa Compagnie (10°) dnas la tranchée de WIESBADEN, où il fait 200 prisonniers.
Le Bataillon poursuit son avance, dépasse le chemin de fer de SOMME-PY, capture 4 canons de 150, 4 canons de 105, 8 canons de 77 et atteint à la nuit tombante. Tous les objectifs qui lui sont assignés; le Lieutenant-Colonel, résolu de pousser au plus vite jusqu'à l'objectif éventuel (tranchée des PRUSSIENS D'ESSEN) fait avancer les tanks jusqu'à la voie ferrée, le 2° Bataillon (Bataillon CHAPUIS) exécute un passage de lignes et se place face à l'objectf en avant du Bataillon FRENOT. Le 1er Bataillon (Capitaine DUC) quitte la butte de SOUAIN, vient s'installer à la tranchée de WIESBADEN et à la voie ferrée.
A 5 heures du matin, le Bataillon CHAPUIS accompagne les tanks, se jette avec un magnifique élan sur l'objectif éventuel, il s'en empare. Le Capitaine CARRAS à la tete de sa Compagnie, met la main sur 4 minens contre tanks, l'ennemi fuit en désordre.
Le Bataillon CHAPUIS ne pourra se maintenir qu'à force d'énergie sur cette position , en avant de 500 mètres sur les autres régiments voisins. Il est soumis toute la journée à des contre-attaques incessantes. Il faut remarquer le courage des agents de liaison DESSALES et BLANCHARD.
La situation, un instant critique, n'est maintenue qu'au prix de lourdes pertes, grace à l'énergie du Commandant CHAPUIS et aux sages dipositions du Capitiane FRENOT, Commandant le 3°Bataillon et grace au concours éclairé des Commandants de l'artillerie ,les Commandants JEANNEAU et MAILLARD.
A la nuit, les Bataillons FRENOT et CHAPUIS sont relevés par le 17°RI et vont se reposer sur la butte de SOUAIN, tandis due le Bataillon DUC reste en soutien du 17° à la voie ferrée de SOMME-PY.
Il serait trop long de relater tous les actes d'héroisme éxécutés au cours de ces trois journées de lutte ardente. Les citations à l'ordre de l'armée en sont le résumé éclatant.
Dans la nuit du 2 au 3, le Régiment se reporte en entier en avant, après un déplacement exécuté de nuit sous un violent tir de barrage. Il fait face au Nord-Ouest et attaque la vallée de l'AURE. Le 1er Bataillon, sous le commandement du Capitaine DUC, est en tete , le 3°Bataillon (Bataillon FRENOT) en échelon à droite, le 2°Bataillon (Bataillon CHAPUIS), plus éprouvé, reste en arrière.